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Derrière chacun de nos livres se cache un(e) auteur(e) passionné(e) qui a vécu ou vit actuellement dans le pays dont elle/il parle. Derrière chaque livre, il y a donc avant tout une rencontre entre un auteur et un pays, une nouvelle culture et un nouveau quotidien.

Aujourd’hui, nous vous proposons d’en apprendre un peu plus sur Alexia Dréau, auteure de Quelque chose de Bali. Après plusieurs années d’expatriation dans différents pays, Alexia s’installe à Bali début 2018 et tombe amoureuse de la culture de cette petite île. Nous lui avons demandé de répondre à quelques questions pour que vous puissiez apprendre à la connaître.  

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Après de nombreux voyages, je me suis installée à Bali en janvier 2018. Je suis passionnée par les cultures étrangères, les savoirs-faire ancestraux et la protection de l’environnement… Actuellement, je suis à la recherche de ma vocation !

Comment es-tu arrivée à Bali ? 

Sur un coup de tête. Je savais que j’allais avoir besoin de paix et de calme après l’Inde, c’est comme ça que j’ai choisi d’aller à Bali. Je me souvenais de l’énergie spéciale qui y règne et la simplicité des échanges avec les locaux. Je ne savais pas que j’allais y rester si longtemps cependant !

Par rapport à ton idée de départ, comment s’est révélée être la vie à Bali ? 

Disons que je n’ai jamais vraiment eu d’attentes, je me suis simplement laissé aller aux opportunités. Ce que je peux dire, c’est que Bali est un endroit qui inspire ceux qui sont à la recherche d’un mode de vie alternatif. Ici “tout le monde” monte son business, refuse d’être coincé dans la boucle infernale du monde du travail et beaucoup s’engagent dans la lutte contre la plastique et la protection de l’environnement. Mais en tant qu’expatriés, on vit parfois dans une bulle : tout est beau après un cours de yoga, tout est parfait dans nos cafés branchés, on se sent si libre sur notre scooter (sans casque) à vivre dans une villa de rêve qu’on aurait jamais pu se payer dans notre pays d’origine. Malheureusement, cette expérience laisse un léger goût amer quand on ouvre un peu les yeux. On ne peut nier les problèmes inhérents à notre présence sur cette île : tourisme de masse, pollution et déchets, épuisement des ressources en eau… Je ne regrette toutefois pas une minute de m’y être installée car j’ai beaucoup appris.

Peux-tu nous raconter un moment qui t’a particulièrement marqué à Bali ? 

La nuit avant Nyepi, le nouvel an balinais. Cette année, j’ai eu la chance de me trouver dans un village isolé près d’Ubud pour la parade des ogoh ogoh, ces monstres de papier mâcher que les habitants confectionnent spécialement pour cette nuit-là. C’est la nuit où les Balinais purifient le monde pour une nouvelle année en représentant le côté destructif présent dans la nature. À cette occasion, les jeunes de chaque banjar présentent leur ogoh ogoh en le faisant prendre vie sous les yeux de tout le village. La foule, le brouillard, la musique, la vue de ces monstres géants au-dessus de nos têtes… Ça fait un drôle d’effet ! Ce soir-là j’ai pu entrevoir combien les Balinais vivent pour leurs traditions et communiquent avec le monde de l’invisible

Si tu devais choisir un adjectif pour décrire Bali ? 

Duel. Bali peut être tout à la fois…

Une habitude balinaise que tu as adopté au quotidien (consciemment ou non) ? 

Depuis que je vis ici, je fais très attention à la façon dont je dis les choses et au langage de mon corps.

Comment en es-tu arrivée à écrire ce guide ? 

Je venais d’arriver à Bali, je n’avais pas de travail et aucune idée de ce que j’allais faire. Ayant toujours aimé écrire, j’ai décidé de me lancer dans ce projet. Tout simplement.

Une leçon de vie que t’a appris le voyage ? 

Humilité. Tolérance. Reconnaissance

Quelque chose qui te donne envie de voyager ?

La volonté de percer les mystères de nos différences culturelles ! Je ressens souvent le besoin de me plonger dans une perspective de vie complètement étrangère, en mettant au défi mes habitudes du quotidien.

Si tu étais un pays ?

Même si je suis toujours à l’étranger, mes racines sont en France. Je ne me vois pas être autre chose que la France je suppose !

Si tu étais une ville ? 

Peut-être Grenade. Dynamique mais bohème, son charme est dans sa simplicité et son histoire. J’imagine une balade dans ses ruelles sinueuses et bordées de vieilles maisons blanches, à savourer trois tapas et une bière au coucher du soleil sur une terrasse… J’aime cette simplicité de vie.

Ton dernier voyage ?

L’Inde, juste avant de m’installer à Bali. C’est assez paradoxal que ce pays soit une étape importante pour toute personne en quête de spiritualité mais qu’il soit si dur à vivre. C’est un constant travail d’équilibriste : il faut être assez ouvert pour comprendre l’essence du pays, tout en sachant prendre ses distances avec ce qui est trop dur à voir. La meilleure des surprises ? Ma nouvelle dépendance à la nourriture indienne. Je pourrais manger du Paneer Butter Masala tous les jours !

Ta destination de rêve ? 

Faut-il vraiment n’en choisir qu’une ? Je dirais la Colombie ou le Pérou. Après avoir passé tant de temps en Asie, je rêve d’en savoir plus sur l’histoire des tribus amérindiennes, découvrir les anciens sites incas, l’artisanat et de rafraichir mon espagnol !

Un lieu où tu voudrais retourner? 

Maroc ! J’étais très jeune lorsque j’y suis allée, alors je pense qu’il va falloir y faire un tour pour faire plus ample connaissance. Les riads, le thé à la menthe, les souks, les grands espaces désertiques…

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