Derrière chacun de nos livres se cache un(e) auteur(e) passionné(e) qui a vécu ou vit actuellement dans le pays dont elle/il parle. Derrière chaque livre, il y a donc avant tout une rencontre entre un auteur et un pays, une nouvelle culture et un nouveau quotidien. Aujourd’hui, nous vous proposons d’en apprendre un peu plus sur Meriem Rezgui, auteure de Quelque chose de Tunisie.

Meriem a grandi à Tunis, elle connait l’ancienne Carthage, La Marsa et La Goulette comme sa poche. Arrivée en France en 2009, elle s’est vite rendu compte que la culture tunisienne était mal connue en dehors de la Tunisie. “J’ai remarqué qu’il y a une confusion entre les différents pays du Maghreb, qu’il y a une tendance à nous mettre tous dans le même sac, or il y a certes des points communs entre nous mais aussi beaucoup de particularités: les Tunisiens différent par conséquent des Marocains ou des Algériens”, explique-t-elle. Et d’ajouter: “Même les Français d’origine tunisienne ont une image biaisée de la Tunisie, elle est parfois plus fausse que les Français de souche eux-mêmes.”

Nous lui avons demandé de répondre à quelques questions pour que vous puissiez apprendre à la connaître.

Peux-tu nous raconter un moment qui t’a particulièrement marqué en Tunisie ?

Je suis toujours impressionnée quand je pars passer des vacances sur l’île de Djerba. Djerba est une île au sud de la Tunisie. Pour s’y rendre, il faut donc traverser tout le pays. La Tunisie n’est pas un très grand pays mais pendant cette traversée on peu voir la richesse incroyable des paysages et des climats qui défilent sous nos yeux. Et si on s’attarde un peu en chemin on remarquera que les coutumes, les traditions, les spécialités culinaires, et même les visages des habitants changent, et sont différents de ceux de la capitale. C’est une chose qui m’étonne toujours pour un aussi petit pays.

Un adjectif pour qualifier la Tunisie ?

Un adjectif qui peut qualifier la Tunisie… Cette question est très difficile pour moi. Je ne peux pas être objective. J’adore ce pays, j’y ai passé une bonne partie de ma vie. Mais je vous invite à le visiter, vous allez être surpris !

Une habitude tunisienne qui peut surprendre ?

Le côté taquin des Tunisiens. Ils sont généralement très drôles et arrivent souvent à détourner même les situations les plus dramatiques pour les rendre drôles… Quitte à paraître parfois un peu choquants si on n’a pas l’habitude !

Et parmi toutes les habitudes tunisiennes, y en a-t-il une qui te manque aujourd’hui ?

En Tunisie, les relations humaines sont très chaleureuses. On demande toujours des nouvelles des autres, on s’entraide, et surtout on s’occupe beaucoup des personnes âgées. On se rend visite fréquemment et on s’apporte à manger de bons petits plats. C’est ce qui me manque un peu…

Quel est l’endroit que tu préfères en Tunisie ?

La médina de Tunis est mon endroit préféré. C’est le reflet de la « vraie » Tunisie selon moi . On y retrouve des Tunisiens de toutes les catégories sociales, de tous les âges, et quand on s’y promène, on croirait que les murs nous racontent plein d’histoires. C’est comme s’ils nous dévoilaient le passé de ce pays, riche et surprenant.

Quelle est la première chose que tu fais lorsque tu retournes en Tunisie ?

Je pars retrouver la mer, généralement celle de Sidi Bou Saïd, un bambalouni [beignet tunisien] à la main. 

Un conseil à donner à tout voyageur qui voudrait découvrir ce pays ?

Ayez un planning souple pour visiter ce pays. Voyagez « à la cool » et laissez–vous porter par le pays : ses coutumes, ses traditions, ainsi que ses habitants et les rencontres qui vous attendent. C’est la meilleure manière de découvrir la vraie Tunisie, pas celle des cartes postales. C’est un pays qui se vit plus qu’il ne se visite !

Et sinon, est-ce que tu peux nous citer quelque chose qui te donne envie de voyager en général ?

La découverte de l’inconnu et surtout la découverte de soi (de ses nouvelles limites…)

Quelque chose que tu emmènes toujours avec toi en voyage ? 

Des chaussures confortables.

Quelque chose que tu pourrais manger tous les jours ?

Du fromage, mon péché mignon.

Quelque part où tu rêverais d’aller ?

Kenya, Tanzanie, Zanzibar, Madagascar… la liste est encore très longue !

Quelque part où tu voudrais retourner ?

L’Italie ! C’est mon pays de cœur. J’y retourne une fois par an.

Et sinon, pourquoi Nanika ?

Les guides « ordinaires » sont riches d’informations pratiques souvent disponibles sur le net ou sur les blogs des voyageurs. Les guides Nanika, par contre, possèdent une approche très différente : ils nous expliquent les b.a.-ba d’un pays, de ses traditions et de ses coutumes. Et ça c’est difficile à trouver sur internet de manière « sérieuse ». Parce que je ne fais pas confiance à une personne qui a passé à peine 14 jours dans un pays pour me parler de la « vraie culture du pays » (rire). Au moins, avec ces guides, on est sûre que le contenu est là !

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